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Le secteur PSC regroupe les recherches effectuées au sein de l’EA dans le domaine de la philosophie des sciences et celui de la philosophie de la connaissance.

Philosophie des sciences

La philosophie des sciences est l’étude des fondements théoriques, conceptuels, et méthodologiques des sciences contemporaines, qu’il s’agisse des sciences formelles (logique, mathématiques...), expérimentales (physique, biologie...) ou sociales (économie, sociologie...). La philosophie des sciences telle que nous la concevons est étroitement liée à plusieurs aires connexes. La première regroupe la philosophie de la technologie et les « études sur la science » (y compris l’histoire des sciences), domaines que rassemble une double référence aux contenus scientifiques d’une part, à divers facteurs exogènes d’autre part. La seconde est constituée par la logique au sens le plus large, y compris des branches telles que la théorie des jeux, la théorie des probabilités ou la sémantique formelle. La troisième relève de la philosophie générale ou ontologie. La quatrième de la philosophie de la connaissance, de la philosophie de l’esprit et de la philosophie du langage. Notre équipe entend entretenir une compétence dans l’ensemble du champ, en s’appuyant notamment sur le réseau de collaboration établi de longue date avec l’IHPST, l’Institut Jean-Nicod et les laboratoires du Département d’études cognitives de l’ENS, ainsi que nos partenaires du master LOPHISC, à la fois du côté de Paris 1 (qui a co-habilité avec Paris 4 le Lophisc), et de Paris 7 ainsi que des départements de biologie, de philosophie et de sciences sociales de l’ENS.

Les compétences spécialisées de l’équipe peuvent être regroupées en trois ensembles :

(a) Philosophie générale des sciences. Appartiennent à ce domaine les travaux de Andler, Ludwig, Pradeu sur l’émergence et la réduction, l’unité des sciences, la métaphysique des sciences et le réalisme scientifique, la nature et le rôle des modèles, ainsi que sur les processus cognitifs propres aux sciences. L’émergence est un thème auquel aboutissent les réflexions de Pradeu sur l’immunologie et sur le soi, celles de Ludwig sur la conscience, celles d’Andler sur la comparaison entre modèles des processus cognitifs ; ce sera le thème choisi pour le second colloque transversal, impliquant des intervenants de l’équipe E2.

(b) Philosophie des sciences particulières


(b1) Philosophie de la biologie. Appartiennent à ce domaine les travaux de Pradeu sur l’immunologie, ainsi que sur la biologie du développement (en collaboration notamment avec Michel Morange, UPMC&ENS, des philosophes de l’IHPST et plusieurs biologistes de l’UPMC), avec pour objectif central de définir les notions d’individu biologique et d’organisme. Font également partie de ce domaine les travaux de Andler sur les théories évolutionnistes de la cognition et de la culture, participation au projet international de recherche « Mind and Culture » (piloté par l’Université de Sheffield).


(b2) Philosophie des sciences cognitives. Appartiennent à ce domaine les travaux de Andler et Ludwig ; en particulier, sont explorés les thèmes de la conscience et des concepts phénoménaux (Ludwig), des représentations mentales et des théories représentationnelles de la conscience, du contexte (Andler), des modèles en sciences cognitives (Andler, Ludwig).

(c) Philosophie de la technologie et applications de la philosophie des sciences. Travaux de Puech sur les fondements de la philosophie de la technologie, sur la bioéthique, le développement durable. Etude par Puech et par Andler des nouvelles technologies, en particulier sous l’angle de leur convergences annoncées. Groupe de travail « Compas » sur les nouvelles technologies dans l’éducation (TICE), impliquant philosophie des sciences, philosophie de l’éducation et sciences cognitives. Participation de Andler à un projet collectif sur l’application de la philosophie des sciences à l’expertise et la décision politique.

Philosophie de la connaissance

La philosophie de la connaissance est à son tour étroitement liée, d’une part à la logique lato sensu, comprenant l’étude des systèmes formels non classiques, la sémantique formelle, la philosophie de la logique et les théories formelles de la rationalité, d’autre part à la philosophie de l’esprit et du langage, y compris dans ses liens avec la métaphysique.

Ainsi, le travail actuel de Jean-Baptiste Rauzy porte principalement sur l’abstraction et l’approximation. Il se situe au confluent de la métaphysique analytique, de la philosophie du langage et de l’épistémologie. Il envisage la question vénérable du statut métaphysique des abstractions à partir des usages et des modalités de la référence aux entités très diverses regroupées sous ce genre. Il tente à présent d’exporter les résultats obtenus vers une version de la théorie épistémique de la vérité, en analysant notamment l’accès d’un sujet connaissant à l’information pertinente, les différentes propriétés appartenant à la famille de l’assertabilité et le profil des structures d’autorisation engendrées par le savoir lui-même. Jean-Baptiste Rauzy animera dans le cadre de l’EA à partir d’octobre 2011 un séminaire intitulé « métaphysique de l’approximation ».

Par ailleurs, Andler compte approfondir sa théorie du contexte et établir un lien avec le contextualisme en philosophie de la connaissance et en philosophie du langage, en s’appuyant notamment sur les compétences de P. Ludwig. Cette théorie s’insère dans un courant actuellement très actif visant à dégager les normativités à l’œuvre dans les processus mentaux et langagiers. Andler poursuivra également ses recherches sur le savoir partiel, distribué dans la communauté et évoluant dans le temps, sans horizon de complétion, et compte achever un livre sur ce thème.

De son côté, Ludwig poursuivra son enquête sur la connaissance a priori et sa critique de l’analyse conceptuelle. Il organisera avec Pradeu un colloque international sur la question, intitulé « Connaissance métaphysique », auquel s’associeront plusieurs autres membres de l’équipe (notamment Andler, Chauvier et Rauzy). Cette question est liée à la doctrine du naturalisme philosophique, qu’Andler étudie depuis plusieurs années et à laquelle il compte consacrer un second ouvrage.

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