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Emilie TARDIVEL : La subjectivité dissidente. Etude sur Jan Patocka (septembre 2003)

Le point de départ d’une réflexion sur la subjectivité dissidente dans l’œuvre de Patocka s’appuie sur deux questions solidaires : la première est celle du statut éthico-politique de la dissidence dans son rapport au socialisme moderne (scientifique) en tant qu’idée et conception historiques . La seconde concerne le statut philosophique de la subjectivité dans le cadre de la fondation d’un projet éthico-politique postmétaphysique, après les déconstructions de la pensée du sujet. C’est ainsi la dimension morale et politique de la réflexion qui donne sens à l’articulation entre la dissidence, comme phénomène historique, et une pensée renouvelée du sujet politique moderne. Différents problèmes demandent alors à être soulevés : l’œuvre de Patocka offre-t-elle une fondation phénoménologique à la dissidence par et dans une réaffirmation postmétaphysique du sujet ? Mais suite à la déconstruction heideggérienne du sujet, de quelle subjectivité peut-il s’agir ? Si cette subjectivité est redéfinie à travers l’expérience de la dissidence, comment peut-on penser en elle un sujet qui à la fois se démarque de l’humanisme classique par une critique radicale du rationalisme subjectiviste et objectiviste, et qui en même temps préserve la liberté absolue de l’homme face à toute forme de domination, face à toute instrumentalisation de l’être humain par la force ?


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