Accueil du site > Membres > RENAUT Alain (PR) > Enseignements 2008- 2009 > Plan du séminaire de Master 1

Plan du séminaire de Master 1

PLAN, CALENDRIER PRÉVISIONNEL, INDICATIONS DE TRAVAIL ET BIBLIOGRAPHIE DU SÉMINAIRE

Les séances ont lieu tous les quinze jours, aux dates ci-dessous, en alternance avec le séminaire de M2 sur la justice globale (18 heures-20 heures, Cauchy)

SEMESTRE I

Séance I, 16/10 : INTRODUCTION GENERALE : DEVELOPPEMENT ET JUSTICE. LA QUESTION DE LA PAUVRETÉ MONDIALE 1. Egalités et inégalités, justice et équité 2. Transformations des politiques du développement

PREMIERE PARTIE : THEORIES Séances 2, 3, 4, 5, 6

Objectif : confronter les plus puissantes théories contemporaines de la justice à la question de l’aide au développement.

Conseils de travail : ce premier bloc de cinq séances est très important, puisqu’il fournit les soubassements théoriques des principales positions en présence sur la question de la justice appliquée aux inéquités mondiales. Ces positions doivent donc être cernées avec précision : on peut compléter le contenu des séances, pour approfondir le contenu des diverses théories de la justice mobilisées, par les chapitres qui y correspondent dans W. Kymlicka, Les théories de la justice (1990), tr., Paris, La Découverte, 1999. Les applications de ces théories au problème de la justice globale ont été travaillées, outre par D. Weinstock dans le volume collectif Questions d’éthique contemporaine (dir. par Ludivine Thiaw-Po-Une, Paris, Stock, 2006), par la philosophe britannique Onora O’Neill, Bounds of Justice, Cambridge University Press, 2000 : on peut lire ici en priorité le chapitre sur la « justice économique transnationale ».

Logique de la succession des cinq séances : Dans ce premier groupe de séances, après l’examen des principales théories de la justice dans leurs principes et dans leur application au problème de la justice globale (séances II ET III), la troisième (séance IV) procède à un examen applicatif de la façon dont ces théories de la justice interviennent dans un grand débat contemporain sur les politiques du développement. A la lumière de ce débat, les positions de l’écomoniste et philosophe Amartya Sen apparaissent suffisamment importantes pour mériter d’être examinées pour elles-mêmes, à la fois dans ce qui les rattache à la théorie rawlsienne de la justice et dans ce qui les en distingue (séance V). A partir du clivage entre Rawls et Sen on examine enfin comment s’est développé plus largement, entre les disciples de Rawls, un vaste débat, aujourd’hui en cours, entre deux approches dominantes des politiques du développement, dites « approche par les ressources » (ou « ressourciste ») et « approche par les capabilités ».

Séance II (30 octobre) : Utilitarisme et libéralisme politique

Préliminaire : rappel du débat entre Rawls et l’utilitarisme. La Théorie de la justice comme « solution de rechange à la pensée utilitariste en général » (TJ, p. 49).

1. Logique de l’utilitarisme : A) L’exemple de Bentham ( Introduction aux Principes de morale et de législation, 1790) : fonder la moralité ou la justice d’une règle d’action sur son aptitude à conduire au plus grand bonheur le plus grand nombre de personnes concernées par l’action. B) L’application du principe d’utilité au problème de la justice globale : l’exemple de Peter Singer (lecture : « Famine, Affluence and Morality », Philosophy and Public Affairs I, 1972, 229-243) ; la position de David Miller.

2. Logique du libéralisme politique ; les positions de Rawls ; A) La critique rawlsienne de l’utilitarisme (lecture : TJ, p. 53-59. B) Rawls et la question de savoir s’il y a des principes de justice s’appliquant en dehors des frontières des pays démocratiques : Le droit des gens (1993), tr. Ed. Esprit, 1996. Analyse et discussion. Limites de la conception de Rawls.

Séance III (13 novembre) : Communautarisme et libertarianisme

Préliminaire : Le communautarisme et le libertarianisme (ou néo-libéralisme) comme critiques symétriques et inverses du libéralisme rawlsien.

1. Logique du communautarisme : A) L’exemple de Michael Sandel, Le libéralisme et les limites de la justice (1982) : la critique des principes de justice rawlsiens. B) Le communautarisme sur le terrain de la justice globale : Michael Walzer, Sphères de Justice (lecture : tr., p. 61 sqq.), Alasdair MacIntyre, Is Patriotism a virtue ? (1984).

2. Logique du libertarianisme : A) L’exemple de Robert Nozick, Anarchie, Etat et utopie (1984) : la discussion du second principe de justice (lecture : tr., p. 228 sqq.). B) Le refus libertarien de la redistribution mondiale : G. Hardin, « Lifeboat Ethics : The Case against Helping the Poor », in Pojman (éd.), Environnemental Ethics, 1974.

Séance IV (27 novembre) : Examen applicatif : deux options fondamentales en matière de politique de développement.

1. La doctrine de l’asiatisme Défendue par l’ancien président singapourien Lee Kuan Yew, elle fait valoir un principe de strict dissociation entre la dynamique du développement et la dynamique démocratique. Première thématisation d’une politique incarnée aujourd’hui par la Chine, la « doctrine Lee » a suscité l’approbation déconcertante du philosophe communautarien Charles Taylor, « Conditions of an unforced consensus on human rights », in Joanne Bauer et Daniel Bell (éd.), East Meets West : Human Rights and Democracy in East Asia, Princeton U.P., 1999, p. 124 sqq. Lectures : Lee Kuan Yew, From Third World to First : The Singapore Story, 1965-2000, New York, Harper Collins, 2000. ; Lee Kuan Yew, « National Rally Day Address », 1986, in B.-H. Chua, Communitarian Ideology and Democracy in Singapore, Londres, Routledge, 1995 ; Raj Vasil, Governing Singapore, Singapour, Allen and Unwin, 1984, p. 73 sqq.

2. La démocratie, condition et moteur du développement ? Les thèses d’Amartya Sen. a. Les trois objections de Sen à la « doctrine Lee » Lectures de Sen : « Human Rights and Economic Achievements », in J. Bauer et D. Bell, East Meeets West : Human Rights and Democracy in East Asian, 1999) ; Development as Freedom, 1999, p. 15, 148, 232 (voir traduction : Un nouveau modèle économique. Développement, justice et liberté, Odile Jacob, 2003) ; « Democracy as a Universal Value », in Journal of Democracy, 1999, vol. 10 (3), p. 13 sqq. b. Les positions de Sen sur le développement 1) Il n’y a pas de crise alimentaire mondiale. 2) Les famines ne proviennent pas d’un manque de nourriture disponible, mais de l’incapacité dans laquelle sont placées des personnes à accéder à une nourriture qui pourtant existe - incapacité qui provient du manque de revenu, mais aussi d’une carence de droits et de démocratie : « Au cours de la terrible histoire des famines survenues dans le monde, il est en fait difficile de trouver le cas d’une famine qui se soit produite dans un pays doté d’une presse libre et d’une opposition active, au sein d’un système démocratique » (L’Economie est une science morale, Paris, La Découverte, 1999, p. 55). Lectures : outre Un nouveau modèle économique. Développement, justice et liberté, il faut analyser Poverty and Famines. An Essay on Entitlements and Deprivation, Oxford, Clarendon Press, 1981.

Séance V (11 décembre) : Le débat entre Sen et Rawls 

1. Sen face à la théorie rawlsienne de la justice. La théorie des « capabilités » a. Rappel : la distinction entre libertés négatives et libertés positives, son esprit, ses discussions. (Lecture : Isaiah Berlin, Deux concepts de liberté (1958), tr. in Eloge de la liberté, Paris, Calmann-Lévy, 1988) b. La position rawlsienne : « biens premiers », « libertés de base ». (Lecture : John Rawls, Théorie de la justice (1971), § 32 : « Le concept de liberté »). c. La discussion de Sen, les réponses de Rawls. Analyse et bilan. (Lectures : Sen, « Quelle égalité ? » (1982), tr. in Ethique et économie, Paris, Odile Jacob, 1993 ; Rawls, « La priorité du juste et les conceptions du bien » (1988), tr. in Justice et démocratie, Paris, Seuil, 1994, p. 287-320) ; Sen, « L’évaluation de la justice doit-elle se fonder sur les moyens ou sur les libertés ? (1990), tr. in Ethique et économie (p. 215 sqq.) ; Rawls, Libéralisme économique (1993), tr., Paris, PUF, 1995, p. 232 sqq.

2. Une application de la théorie des capabilités : Afin de « tester » la théorie, on examinera ici ce qui apparaît être la philosophie des politiques internationales d’aide au développement dans le domaine de l’aide à l’éducation et, plus récemment, au développement de l’enseignement supérieur dans les pays pauvres. Il s’agira a) de préciser en quoi cette forme d’aide s’inscrit aisément dans l’esprit de Sen (en quoi elle relève d’une tentative pour résoudre la question des inégalités globales dans les termes d’une théorie des capabilités) ; b) en quoi et jusqu’à quel point ce type d’aide au développement constitue bien une politique (sous la forme d’une politique universitaire internationale). (Lecture : Higher education in developing countries, Rapport publié en 2000 par le Banque mondiale et l’UNESCO).

Séance VI, 6 janvier : L’entrée en scène des disciples de Rawls

1. Une relation critique à Rawls Les controverses sur l’interprétation du second principe de Rawls Lectures : Catherine Audard, John Rawls, Acumen, 2007, chap. 5 ; Beitz, Political Theory and International Relations, Princeton University Press, 1979, Troisième partie, notamment p. 136 sqq. ; Pogge, Realizing Rawls, 1989, Troisième partie, pp. 211-281 : « Globalizing the Rawlsian Conception of Justice » ; Pogge, « The Incoherence between Rawls’s Theories of Justice », Fordham Law Review 72(5), 2004, pp. 1739-1759.

2. La discussion de l’« approche par les capabilités » a)Dworkin critique de Sen : défense de l’approche par les ressources. Lecture : R. Dworkin, Sovereign Virtue, Cambridge, Harvard University Press, 2000, chapitre VII (tr. fr., Ed. Emile Bruylant, Bruxelles, mars 2008). b)La reformulation des capabilités par Martha Nussbaum. Lecture : Martha Nussbaum, Frontiers of Justice, Cambridge, Harvard University Press, 2006 (ce volume procède à une refonte, concernant l’approche par les capabilités, de textes écrits de 1988 à 2003) (voir aussi, pour son principal point d’application, M. Nussbaum, Femmes et développement humain. L’approche des capabilités, Ed. Des Femmes, Paris, 2008). c)Pogge critique de Sen et de Nussbaum : « le grand bénéfice d’une approche ressourciste ». Lecture : Pogge, « Can the capability approach be justified ? », in M. Nussbaum et C. Flanders (éd.), Philosophical Topics, 2002, (30) 2, pp. 167-228.

SEMESTRE II

Séance VII, 19 février (séance commune avec le séminaire de M2) Invitée : Cécile Fabre, Professeur de philosophie à l’Université d’Edimbourg : « Guerre et pauvreté » Cécile Fabre s’intéresse principalement aux implication des théories de la justice distributive sur les droits de la personne et se consacre actuellement à explorer les liens qui existent entre l’éthique de l’aide et l’éthique de la guerre. Son approche fera ainsi surgir une dimension éthique de la réflexion qui, dans sa combinaison avec l’approche juridico-politique, sera au cœur de l’ensemble du second semestre.

DEUXIEME PARTIE : SOLUTIONS POLITIQUES, SOLUTIONS ETHIQUES ? Séances 8, 9, 10, 11

Séance VIII, 12 mars : Une solution institutionnelle. Les thèses de Thomas Pogge.

a) Devoirs positifs, devoirs négatifs : ne pas poser le problème de la pauvreté en termes de devoirs positifs (aide, assistance), mais en termes de devoirs négatifs (ne pas nuire à autrui). b) Une critique de l’« ordre institutionnel global ». c) Une taxe mondiale sur l’usage des ressources naturelles ? (La proposition d’un DRG (« Global Resources Dividend »). Lectures (outre l’ouvrage de 2002) : Pogge, « Real World Justice », in Current Debates in Global Justice (G. Brock, D. Moellendorf, éd., Springer, 2005) (exposé le plus synthétique, par Pogge lui-même, de ses propres thèses, ce texte présente en outre l’intérêt de développer un essai de réponses à certaines objections, notamment aux objections de Mathias Risse, « Do We Live in an Unjust World ? », Cambridge, Harvard University, Center for Ethics and the Professions, nov. 2003) ; Pogge, « Introduction : Global Justice » et « Priorities of Global Justice », in Pogge (éd.), Global Justice, Oxford, Blackwell, 2001.

Séance IX, 28 mars : Un essai de présentation synthétiqsue des différentes solutions politiques analysées et discutées concernant le problème de la pauvreté mondiale 

a) Justice distributive, justice compensatrice (on intègrera notamment ici les objections de Risse adressées à Pogge et la réponse de Pogge : Mathias Risse, « Do We Live in an Unjust World ? », Cambridge, Harvard University, Center for Ethics and the Professions, nov. 2003).

b) Essai pour dégager la structure d’ensemble de la solution issue des débats entre l’approche par les ressources et l’approche par les capabilités.

c) Discussion de cet essai de synthèse ?

Séance X, 9 avril : Une approche éthique ?

I. Notions d’éthique Il s’agira dans ce début de la séance de fournir, comme cela avait été fait à propos des théories de la justice, les éléments conceptuels requis pour cerner la place qu’occupe la dimension éthique dans la problématique de la justice globale.
- Transformations contemporaines de l’éthique ; qu’est-ce que l’éthique appliquée ? Situation de l’éthique du développement dans l’éthique appliquée.
-  Libéralisme politique, libéralisme moral.
-  Ethique minimale, éthique du devoir. Lecture conseillée : L. Thiaw-Po-Une (éd.), Questions d’éthique contemporaines, Stock, 2006, pp. 350-363 (J.-C. Billier, « Le libéralisme moral »), pp. 871-882 (A. Renaut, « Ethique du devoir »), pp. 509-527 (J.-C. Billier, « Ethique de la dignité humaine ou éthique libérale »).

II. Une éthique appliquée au développement On prendra comme exemple d’une telle éthique la théorie des obligations développée, à partir d’une inspiration kantienne et d’un travail sur la théorie kantienne du devoir, par Onora O’Neill, Faces of Unger. An Essay on Poverty. Justice and Development, 1986, Bounds of Justice, 2000. Cette approche éthique de la justice globale sera examinée du point de vue des réponses qu’elle fournit à la question (construite à la fin de la séance XI) des « motivations » (devoir ou intérêt bien compris) susceptibles de conduire les pays les plus riches à entreprendre une politique de justice, distributive ou compensatrice, à l’égard des pays les plus pauvres. Lecture conseillée : Bounds of Justice, chap. VII « La justice économique transnationale »), plus particulièrement 4 (« Le raisonnement fondé sur l’action : les droits et les obligations ») et 8 (« Les obligations universelles et la justice transnationale »).

Séance XI, 7 mai :

Une fois identifiée la dimension éthique présente dans la théorie et la pratique des politiques du développement (sous la forme d’une théorie des obligations appliquée, dans l’esprit d’O’Neill, au problème de la pauvreté mondiale), on s’essayera 1) à repérer à quelles objections une telle éthique du développement peut se heurter, ainsi qu’à jauger ces objections, en examinant leur degré de pertinence, et 2) à apporter à l’éthique du développement le complément dont on verra qu’elle a besoin, et qui prend la forme d’une théorie des motivations.

I Discuter la théorie des obligations

Trois objections seront analysées et évaluées. Elles entendent souligner tous les trois une faiblesse dans la théorie des « obligations imparfaites » que O’Neill place au centre de sa contribution éthique à la problématique du développement :

1. Une confusion entre morale et politique ?
- Pourquoi la confusion entre morale et politique n’est ni possible ni souhaitable. Textes de référence : Kant, Idée d’une universelle d’un point de vue cosmopolitique (1784), Projet de paix perpétuelle (1795) (Alain Renaut, Kant aujourd’hui, 1997, chapitre VII).
- Qu’il ne s’agit pas de cela chez O. O’Neill. Politique et choix de valeurs.

2. Un déficit d’efficacité ? Les objections de Daniel Weinstock Texte de référence : D. Weinstock « Justice globale », in L. Thiaw-Po-Une (éd.), Questions d’éthique contemporaine, Stock, 2006.
- Obligation imparfaite et urgence.
- Obligation imparfaite et cohérence de l’intervention.
- Réponse à ces objections : intégrer à l’obligation imparfaite une dimension de justice compensatrice.

3. Un déficit dans les motivations De la théorie des obligations à la théorie des motivations : quelles raisons les Etats riches ont-ils d’aider les Etats pauvres ?

II Un complément à l’éthique du développement : la question des motivations

1. « Pourquoi, d’une manière générale, être moral ? ». Lecture : K.-O. Apel, Ethique de le discussion, Cerf, 1994.

2. Ethique de l’intérêt ou éthique du devoir ? Bentham ou Kant ?

3. Théorie des motivations : égoïsme intelligent ou altruisme méthodique ? L’inintelligence de l’ordre mondial comme nouveau « voile d’ignorance ».

Séance XII : 28 mai (séance commune avec le séminaire de M2) : Conclusions générales. Structure d’une théorie de la justice globale.
- 

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

INSTRUMENTS DE TRAVAIL

I) Recueil de textes : Thom Brook (éd.), The Global Justice Reader, Blackwell, 2008.

II) Histoires de la philosophie politique :

Leo Strauss et John Cropsey (dir.), Histoire de la philosophie politique (1963), Paris, PUF, 1994.

Alain Renaut (dir.), avec la collab. de Patrick Savidan et Pierre-Henri Tavoillot, Histoire de la philosophie politique, 5 vol., Paris, Calmann-Lévy, 1999.

III) Dictionnaires et encyclopédies :

François Châtelet, Olivier Duhamel et Evelyne Pisier (dir.), Dictionnaire des œuvres politiques, Paris, PUF, 1986.

Philippe Raynaud et Stéphane Rials (dir.), Dictionnaire de la philosophie politique, Paris, PUF, 1996.

Alain Renaut (dir., avec la collaboration de Claire Demesmay, Ludivine Thiaw-Po-Une et Pierre Zelenko), Encyclopédie de la culture politique contemporaine, 3 vol., Paris, Hermann, 2008.

IV) Ouvrages généraux :

Jean-Marc Ferry et Justine Lacroix, La Pensée politique contemporaine, éd. Emile Bruylant, Bruxelles, 2001.

Marcel Gauchet, La condition politique, Paris, Gallimard/Tel, 2005.

Will Kymlicka, Théories de la justice (Philosophie politique contemporaine : une introduction, 1990), Paris, La Découverte, 1999.

Pierre Manent, Cours familier de philosophie politique, Gallimard/Tel, 2004.

Ludivine Thiaw-Po-Une (éd.), Questions d’éthique contemporaine, Paris, Stock, 2006.

THEORIES DE LA JUSTICE

Robert Nozick, Anarchie, Etat et utopie (1974), trad. par E. d’Auzac de Lamartine, Paris, PUF, 1988.

John Rawls, Théorie de la justice (1971), Paris, Seuil, 1987.

John Rawls, Libéralisme politique (1993), Paris, PUF, 1996

John Rawls, La justice comme équité. Une reformulation de Théorie de la justice ( Justice as Fairness. A Restatement, 2001), tr. par B. Guillarme, Paris, La Découverte, 2003.

Alain Renaut, Qu’est-ce qu’une politique juste ? Essai sur la question du meilleur régime, Paris, Grasset, 2003.

Alain Renaut, Egalité et discriminations. Un essai de philosophie politique appliquée, Paris, Seuil, 2007.

Michael Sandel, Le libéralisme et les limites de la justice (1982), Paris, Seuil, 1999.

Amartya Sen, Ethique et économie (1987), Paris, Odile Jacob, 1993 (notamment p. 189-213 : « Quelle égalité ? ».

Amartya Sen, Repenser l’inégalité, Paris, Seuil, 2000.

Philippe Van Parijs, Qu’est-ce qu’une société juste ? Introduction à la pratique de la philosophie politique, Paris, Seuil, 1991.

Philippe Van Parijs, Refonder la solidarité, Paris, Cerf, 1996.

Michael Walzer, Sphères de justice. Une défense du pluralisme et de l’égalité (1983), Paris, Seuil, 1997.

Etudes :

Catherine Audard, John Rawls, Acumen, Stocksfield, 2007.

Bertrand Guillarme, Rawls et l’égalité démocratique, Paris, PUF, 1999.

JUSTICE, PAUVRETÉ MONDIALE ET DEVELOPPEMENT

Charles Beitz, Political Theory and International Relations, Princeton University Press, 1979.

Klaus-Gerd Giesen L’éthique des relations internationales. Les théories anglo-américaines, Bruxelles, Établissements Émile Bruylant, 1992

Jürgen Habermas, Après l’Etat-nation, Une nouvelle constellation politique (1998), Paris, Fayard, 2000.

Garrett Hardin, « Lifeboat Ethics : The Case against Helping the Poor », in L. Pojman (éd), Environmental Ethics : Readings in Theory and Application, Stamford, CT : Wadsworth/Thomson Learning, 1974.

Joseph Heath, « Rawls on Global Distributive Justice : A Defence », in Canadian Journal of Philosophy, 2006.

David Held, Democracy and the Global Order. From the Modern State to Cosmopolitan Governance, Stanford, Stanford University Press, 1995.

Stanley Hoffmann, Une morale pour les monstres froids : Pour une éthique des relations internationales (1981), Paris, Seuil, 1982.

Inge Kaul., Global Public Goods, Oxford, Oxford University Press, 1999.

Will Kymlicka, « Citizenship in an Era of Globalization », in Politics in the Vernacular, Oxford, Oxford University Press, 2001.

David R. Mapel, Terry Nardin, (éd.), Traditions of International Ethics, Cambridge, Cambridge University Press, 1992.

Patrice Meyer-Bisch, Faim de vivre. La multidimensionnalité du droit à l’alimentation (en collab.), Commission nationale Suisse pour l’UNESCO, Berne, Fribourg, 2000.

David Miller, Citizenship and National Identity, Cambridge, Polity Press, 2000.

Martha Nussbaum, Frontiers of Justice, Cambridge, Harvard University Press, 2006.

M. Nussbaum, Femmes et développement humain. L’approche des capabilités (2000), Ed. Des Femmes, Paris, 2008.

Onora O’Neill, Faces of Hunger. An Essay on Poverty, Justice and Development, Londres, Allen & Unwin, 1986.

Onora O’Neill, Bounds of Justice, Cambridge University Press, 2000.

Thomas Pogge, World Poverty and Human Rights, Cambridge, Polity Press, 2002.

John Rawls, Le droit des gens (« The Law of Peoples », in On Human Rights. The Oxford Amesty Lectures, New York, Basic Books, 1993), Paris, Esprit, 1996.

John Rawls, Paix et Démocratie. Le droit des peuples et la raison publique (The Law of Peoples. With the Idea of Public Reason Revisited, Harvard University Press, 1999), Paris, La Découverte, DATE.

Matthias Risse, « What We Owe to the Global Poor », in The Journal of Ethics, Vol. 9, 2005.

Samuel Scheffler, The Rejection of Consequentialism, Oxford, Oxford University Press, 1982.

Amartya Sen, Poverty and Famines, Oxford, Clarendon Press, 1981.

Amartya Sen, Un nouveau modèle économique. Développement, justice, liberté (Development as Freedom, 1999), Paris, Odile Jacob, 2003.

Amartya Sen, « Consequential Evaluation and Practical Reason », in Journal of Philosophy, vol. 92, 2000.

Peter Singer, « Famine and Affluence », in Philosophy and Public Affairs, vol. 1, 1972.

Peter Singer, One World. The ethics of Globalization, Yale University Press, 2002.

Michael Walzer, Guerres justes et injustes (1977), Paris, Belin, 1999.

Michael Walzer, Thick and Thin, Notre Dame, Notre Dame University Press, 1994.

Daniel Weinstock, « Prospects for Transnational Citizenship and Democracy », in Ethics and International Affairs, vol. 15, 2001.

Daniel Weinstock, « La justice globale », in Ludivine Thiaw-Po-Une (éd.), Questions d’éthique contemporaine, Paris, Stock, 2006.


Dans cette rubrique