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Introduction

par Daniel Andler (1er/03/2009)

Qu’est-ce que l’homme ? Une question philosophique ... La question philosophique ?

Au cours de notre travail du premier semestre, qui visait à explorer les grandes définitions de la philosophie, nous avions cité, à plusieurs reprises, le texte de Kant qui déterminait la philosophie par ces trois questions : « que puis-je savoir ? (philosophie théorique) ; que dois-je faire ? (philosophie pratique) ; que m’est-il permis d’espérer (philosophie religieuse) ». Et Kant, je vous le rappelle, terminait son propos par cette précision : ces trois questions se ramènent au fond à une quatrième : « qu’est-ce que l’homme ? ». C’est donc bien dans le prolongement de la détermination de la philosophie que je voudrai, pour ce semestre, analyser avec vous cette question. En quoi cette question est-elle une question philosophique ? En quoi est-elle, peut-être, la question philosophique par excellence ?

I- Comment penser l’homme ... ?

1) ... par rapport à Dieu Le problème de la démesure de l’homme (hybris)

2) ... par rapport à la Nature Des grandes cosmologies à l’Ecologie : Aristote, Spinoza et la deep Ecology

3) ... par rapport à la chose Crimes contre l’humanité et sciences humaines : Hannah Arendt et Emile Durkheim

4) ... par rapport à la machine « Concluons hardiment que l’homme est une machine ; et qu’il n’y a dans tout l’univers qu’une seule substance diversement modifiée » (Julien Offroy de La Mettrie, 1747).

5) ... par rapport à l’animal

« Mais, quand les difficultés [...] laisseraient quelque lieu de disputer sur cette différence de l’homme et de l’animal, il y a une autre qualité très spécifique qui les distingue, et sur laquelle il ne peut y avoir de contestation ; c’est la faculté de se perfectionner, faculté qui, à l’aide des circonstances, développe successivement toutes les autres, et réside parmi nous tant dans l’espèce que dans l’individu ; au lieu qu’un animal est au bout de quelques mois ce qu’il sera toute sa vie, et son espèce au bout de mille ans ce qu’elle était la première année de ces milles ans. Pourquoi l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile ? » (Rousseau, DOIH).

6) ... par rapport à ses organes Clonage et bioéthique.

7) ... par rapport aux différences entre les hommes « La constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l’homme. Or, il n’y a point d’homme dans le monde. J’ai vu, dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu’on peut être persan ; mais quand à l’homme, je déclare ne l’avoir rencontré de ma vie ; s’il existe, c’est bien à mon insu. » [J. de Maistre, Considérations sur la France (1797), Vrin, 1936, p. 81]

II- La question de l’homme et la philosophie

Etudier l’homme est la tâche de l’anthropologie : celle-ci peut-être naturelle (elle étudie le physique : anatomie, physiologie, pathologie, évolution) ou culturelle (elle s’intéresse aux dimensions sociales, psychologiques, géographiques, religieuses ...). Quelle est la spécificité de l’approche philosophique dans cette perspective ? → un exemple de réponse : Kant et « l’anthropologie pragmatique » comme appropriation de la nature par la liberté. → Finitude et arrachement.

—  Ernst Cassirer, Essai sur l’homme, Minuit. Chantal Delsol, Qu’est-ce que l’homme ? Cerf, Luc Ferry et Jean-Didier Vincent, Qu’est-ce que l’homme ? O. Jacob

André Langaney, Jean Clottes, Jean Guillaine, etc., La plus belle histoire de l’homme, Seuil Ian Tattersall, L’émergence de l’homme, Essai sur l’évolution et l’unicité humaine, Gallimard.


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